Petit résumé de « POURQUOI » j’ai créé « La Fourchette S’envole ».

Avec la fourchette s’envole je souhaite donner la parole à des personnes vivant un peu partout dans le monde pour qu’elles nous parlent de leur cuisine,  une cuisine du quotidien, simple et accessible à tous. C’est l’occasion de découvrir les secrets qui se cachent dans la cuisine de chacun, partager des astuces et parler des difficultés qu’elles rencontrent.

Aujourd’hui, « La Fourchette S’envole » à la rencontre de Monia expatriée aux Emirats Arabes Unis.

Cet épisode n’est pas en vidéo car Monia a préféré répondre à ma demande d’interview   « La Fourchette S’envole » par écrit. Je l’ai donc transformé en un mini reportage pour te donner l’opportunité de découvrir son expérience. Je te souhaite une bonne lecture! 😉

Monia raconte-nous qui tu es ?

Je suis Monia, artiste peintre expatriée aux Emirats Arabes Unis depuis plus de quatre ans et maman de deux enfants de cinq et deux ans. Je suis une passionnée des arts plastiques, de photographie ainsi que d’architecture. J’adore découvrir de nouvelles cultures et je m’intéresse à divers sujet et causes tels que la sauvegarde de l’environnement, la protection des enfants ainsi que la promotion de l’allaitement.

Pourquoi aimes-tu cuisiner ?

Je pense que c’est héréditaire et que j’ai eu la chance d’avoir deux grands-mères qui m’ont transmis cette envie ainsi que cet amour pour la cuisine. Ma mère a joué aussi un grand rôle de ce côté là. 🙂

Je cuisine pour faire plaisir à ceux que j’aime et pour favoriser une alimentation saine à la maison.

Comment as-tu appris à cuisiner ?

Au début c’est ma mère qui m’a pratiquement tout appris puis au fur et à mesure que je prenais confiance en moi j’ai commencé à apprendre sur le tas en essayant d’améliorer certaines recettes tout en apprenant de nouvelles.

As-tu un souvenir d’enfance particulier en cuisine ?
Je n’ai pas vraiment de souvenir d’enfance en cuisine mais plutôt des goûts qui me rappellent mon enfance comme celui de la cassonade dans les crêpes, le goût de la muscade dans la purée, la ghraiba (une patisserie tunisienne sucrée faite à base de pois chiches, farine, sucre glace et beurre), le pain de seigle, les pâtés ( faits à base de pates feuilletés fourrés avec des œufs dures et du thon) ainsi que les tête-de-nègre ( sans vouloir offenser personne 😉 )

Depuis l’enfance tu as baigné dans le mélange des cultures de tes parents (un papa tunisien et une maman suisse) , quelles sont les avantages culinaires qui en ressortent ?

Je pense que l’un des avantages c’est probablement une plus grande richesse et variété au niveau des plats, aussi l’apprentissage de différentes manières de cuisiner en utilisant des ustensiles variés. Je pense aussi que ça m’a donné plus de facilité par la suite pour découvrir et adopter des recettes d’autres cultures.

Y-a-t-il des désavantages ?

Des fois à force de cuisiner très variés je me sens un peu désorientée et en manque de repères.

Comment ton pays d’accueil, impacte-t-il ta façon de cuisiner ?

Dubaï m’a poussé à me dépasser en cuisine et à élargir mes frontières. Vivant dans un pays cosmopolite, cela m’a aidé à découvrir des cuisines qui m’étaient avant inconnues comme la cuisine arménienne, libanaise, chinoise, philippine et thaïlandaise, une vraie expérience enrichissante et inspirante. 😉

Quelles sont les difficultés auxquelles tu fais face en cuisinant au quotidien ?
L’un des gros avantage et inconvénient que j’ai rencontré à Dubaï était de trouver tous les fruits et les légumes à longueur d’année. Je pouvais cuisiner de la même manière sauf que dans beaucoup de cas le goût n’était pas aussi intense car la majorité des fruits et légumes étaient de moins bonnes qualités qu’en Tunisie. Il m’a fallu alors tenter d’apprivoiser de nouveaux ingrédients et adopter de nouvelles recettes ce qui m’a un peu frustré parce que ça m’a obligé de sortir de ma zone de confort en cuisine. Une autre difficulté est la monotonie qui s’installe dans ma façon de cuisiner parce qu’on n’a pas de saisons ni un changement de climat qui nous poussent à changer notre manière de cuisiner au courant de l’année. C’est aussi pour cette raison que j’essaie de temps en temps d’apprendre une nouvelle recette pour changer un peu et dépasser cette frustration que je ressens quand j’ai l’impression de cuisiner toujours la même chose.

Inspiration et créativité !

Préfères tu cuisiner avec ou sans recette ?

Pour ce qui est des plats salés ainsi que des salades je ne suis pas de recettes, je cuisine à vue d’œil avec pas mal d’improvisation. En revanche pour ce qui est de la pâtisserie je suis des recettes à la lettre.

Comment et où trouves tu ton inspiration en cuisine ?

Les plats que je découvre dans des restaurants sont pour moi de grandes sources d’inspiration. Quand j’ai un coup de cœur, j’essaie de m’en inspiré pour apporter un peu de nouveauté dans ma cuisine au quotidien sinon il m’arrive aussi de tester des recettes que je découvre sur les réseaux sociaux.

Comment te sens-tu émotionnellement quand tu cuisine ?

Cela dépend énormément de mon humeur ainsi que de mon état et celui de ma cuisine. Si c’est un champ de bataille (c’est souvent le cas) cela peut me frustrer et diminuer mon envie de cuisiner. Si je suis pressée ou fatiguée, j’ai tendance à être un peu maladroite et je peux facilement m’énerver dans le cas où ça ne se passe pas comme je veux. Sinon je me sens détendue et je prends énormément de plaisir à cuisiner. Je mets toujours mes compiles de musique préférée si je suis seule pour me tenir compagnie et sentir moins le temps passer. 😉

Considères-tu la cuisine comme un art ?

Cela dépend de quelle cuisine on parle ! La cuisine authentique qui se rapproche de l’artisan est, pour moi, un art avec un grand A.   Je peux citer l’exemple de la mama italienne qui façonne des pâtes fraiches du bout de ses doigts. J’ai l’impression que plus la cuisine devient compliquée, artificielle et sophistiquée moins elle me parait artistique comme la cuisine moléculaire par exemple.

Parle nous de « TON » art !

Comment te sens-tu, quand tu crées une nouvelle œuvre ?

Etant donné que dans la majorité des cas, cela me prend pratiquement un mois pour réaliser un tableau autant dire que je passe par pas mal d’émotions. Parfois je me sens lasse, d’autres fois je me sens complétement en phase avec moi-même et extrêmement heureuse. Quand je termine une œuvre je me sens fière d’être allée jusqu’au bout et d’avoir matérialisé l’idée que j’avais en tête. Ensuite je n’ai qu’une seule envie c’est de la photographier et de la publier sur les réseaux sociaux. Je me sens toujours excitée de découvrir comment l’œuvre va être perçue par le public. Cela me rend heureuse de partager la passion que j’ai pour la peinture à travers laquelle j’exprime mes émotions et dévoile un peu ma vision du monde.

Ou vas-tu chercher ton inspiration pour tes œuvres ?
Je vais la chercher en suivant d’autres artistes qui m’inspirent généralement sur des réseaux sociaux comme Pinterest et Instagram. D’autre fois, dans des livres. Sinon l’inspiration je peux la trouver un peu partout. Elle peut jaillir d’une émotion, d’une citation, à travers une photo ou de nulle part . 🙂

« Eau et Faïence en fusion »

La merveilleuse tarte aux pommes à savourer en famille

Caviar d’aubergines

Des salades

Saveurs d’ailleurs

Un zeste de créativité

 » Tapis en métamorphose »

« Entre espoirs et illusions »

 » Appearences and deceptions »

 » Knock the door »

 » The Weeping Wood »

Un énorme merci à Monia,

pour son temps et ses partages. Si tu souhaites en savoir plus sur Monia et découvrir encore plus de ses oeuvres d’arts, je t’invite à venir faire un petit tour sur sa page facebook et instagram.

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Si toi aussi, tu souhaites partager tes aventures en cuisine, n’hésite pas à me contacter. Je serai ravie de pouvoir d’échanger avec toi. 🙂