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Voici l’histoire de Madame Courge. Cette dame est également connue sous le nom de madame citrouille,potiron…etc mais ces noms sont seulement des noms communs pour parler de la famille des cucurbitacées, qui cache une multitude d’espèces différentes.

La vie de madame courge commence après les grands froids d’hiver, une fois le risque de gel disparue, et oui madame courge est frileuse. Le printemps est le moment idéal pour semer les graines de ces chères dames. Pour leur bien-être et leur épanouissement, elles ont besoin qu’on leur dégotte un endroit adéquat. Elles aiment les sols riches et bien drainés, avec un bon ensoleillement. Elle a également besoin d’espaces pour que la plante porteuse de son fruit puisse s’étendre de tout son long. Une fois cet endroit déniché, il faut lui préparer le sol, y creuser un petit trou d’environ 2cm de profondeur, y venir déposer deux ou trois graines, aux cas où l’une ou l’autre ferais la capricieuse et ne se déciderais pas à pousser. Renouveler l’opération autant de fois que l’on le souhaite, enfin si la place disponible est suffisamment vaste pour les accueillir tout au long de leur croissance. Une fois ces petites graines déposées au fond du trou, nous devons les recouvrir de terre et ensuite les arroser d’eau pour bien les hydrater. Si nous sommes de bons jardiniers en une semaine, nos graines auront commencé à germer et nous pourrons apercevoir de petites pointes vertes sortir de terre. Quelle fierté de les voir naître sous nos yeux. Maintenant nous devons les chouchouter, les hydrater régulièrement, mais sans excès, pour qu’elles prospèrent.
Le temps passe et nous voilà maintenant en été. Notre plante grandie bien, nous pouvons admirer ses magnifiques fleurs se former, premièrement dans les tons verts, puis virant au jaune, légèrement oranger. Voici venu le temps pour nos amis les abeilles de faire leurs travails de pollinisation, venir féconder les fleurs femelles avec le pollen des fleurs mâles. Une fois cette opération effectuée, nous pouvons attendre et surveiller attentivement la transformation de la fleur en fruit. La chaleur et de l’eau en suffisance sont les clés, pour que notre courge se développe bien. De semaine en semaine, nous pouvons observer son évolution, la voir venir de plus en plus grosse et délicatement viré à l’orange.
Le temps change, l’automne arrive tout doucement, notre courge est presque mûres. Mais comment savoir quand nous pouvons la cueillir. Petites indications, quand notre courge est d’un orange vif, une peau dure et que la tige commence à se dessécher, c’est les signes qu’elle est arrivée à maturité. Maintenant elle peut aller rejoindre ses copines sur les étalages.
Sa peau épaisse la protège, elle peut se conserver bien plus longtemps que sa cousine, Madame courgette. Dans un endroit sec, bien ventilé et à l’abri de la lumière, cette dame peut garder sa fraîcheur pendant tout l’hiver. Cependant, octobre et novembre restent les meilleurs mois pour l’acheter. Mais parmi toutes ces dames, comment arriver à choisir la meilleure ? Il faut l’étudier sous toutes ses coutures, elle doit rester ferme, peser lourd, sa peau ne doit pas briller, ni avoir de tâches ou de moisissures et elle doit être bien dur. Si sa peau est tendre, c’est le signe qu’elle n’est pas assez mûre, ou alors qu’elle est gorgée d’eau.
Une fois que nous avons entre nos mains, la meilleure, nous pouvons la ramener à la cuisine. Madame courge nous offre une quantité de possibilités de la déguster, en soupe, tarte sucrée ou salée, en chips, en purée ou en confiture… Pour que la vie de notre chère amie ne s’arrête pas à l’ instant où nous la savourons, lors de sa préparation, nous pouvons récupérer ces graines, les nettoyer soigneusement, les déposer sur un torchon dans un plat et les laisser sécher pendant deux semaines. Ensuite les garder soigneusement dans une enveloppe pendant l’hiver pour redonner vie à celle-ci au printemps suivant.